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Entrepôt automatisé – comment calculer le ROI ?

Rédigé par Les experts de SCALLOG | 8 nov. 2021 08:00:00

Une automatisation d’entrepôt est un projet conséquent avec un fort impact en termes de stratégie d’entreprise.

Cette démarche nécessite de repenser ses flux et la totalité de sa chaîne logistique, de la fabrication à la consommation finale. 

Mais l'automatisation permet de s’adapter aux nouvelles réalités du secteur comme le boom du E-commerce, ou encore celui de  l’Omnicanal.

Alors, comment bien calculer le Return On Investment (Retour sur Investissement) sur un tel projet pour ne pas se tromper ? Nous allons vous donner quelques réponses.

Le ROI se définit comme le résultat d’un investissement basé sur un calcul des coûts initiaux et de la durée de rentabilité.

Or, évaluer le ROI d’une automatisation logistique nécessite une analyse de données plus exhaustive.

Il convient d’examiner :

  • l’évolution de son marché,
  • la technicité des différents systèmes de stockage disponibles,
  • l’impact de l’automatisation aussi bien sur son espace d’entreposage que sur le travail des opérateurs. 

Des aspects nécessaires pour une meilleure compréhension du calcul du ROI lors d'un projet d'automatisation en entrepôt.

© L’automatisation de l’entrepôt est un projet de dimension stratégique pour l’entreprise

La maîtrise du risque face à l’évolution du marché

Le niveau de familiarisation à la mécanisation d’entrepôt varie fortement d’un secteur à l’autre :

  • L’industrie automobile connaît les convoyeurs depuis l’ère d'Henry Ford
  • Le secteur agroalimentaire s'y familiarise depuis la fin des années 80.
  • Pour les logisticiens en revanche, l'automatisation est apparue seulement ces dernières années.

Le grand player en prestations logistiques, Géodis, a même recruté un spécialiste dédié pour gérer les projets de mécanisation d’entrepôt.

© L’industrie utilise la mécanisation depuis le début du 20ème siècle

Sur leur marché, les grands groupes connaissent souvent une certaine stabilité et un fort pouvoir d’investissement.

Pour autant, eux aussi sont impactés par les changements de comportements des consommateurs.

Pour exemple, sur le secteur automobile français, l'INSEE recense en 2020 une baisse de 25% des immatriculations des véhicules neufs.  

Une start-up dans le E-commerce avec une belle progression des ventes va naturellement s’intéresser à la robotisation d’entrepôt.

Ainsi, afin de maîtriser les coûts et les risques liés à un fort niveau de concurrence, l'entreprise va souvent privilégier une solution mécanique légère, flexible et permettant un déménagement souple, à une installation lourde qui coûte plusieurs millions d’euros. 

L’impact de la solution sur l’entrepôt physique et l’espace de stockage

Le secteur de la distribution multiplie fortement le nombre de références, tout en réduisant les stocks dans les magasins.

Pour les entrepôts cela entraîne la contrainte de prévoir plus d’espace de stockage, parfois même au point de devoir envisager un déménagement onéreux vers un site plus grand.

Une solution logistique automatisée permet toujours la densification de l’espace de stockage existant.

C’est un avantage capital non seulement pour les entrepôts qui évitent un déménagement, mais même pour les petites structures qui optimisent leur performance par exemple par une solution de micro-fulfillment

Les besoins en modification de la structure du bâtiment et de la complexité de l’installation diffèrent en fonction des systèmes automatisés

La mise en place des robots AMR Scallog ne  nécessite rien d’autre qu’un sol plat (effectuer un ragréage si besoin), sur lequel apposer des bandes de guidage pour les robots. Cette solution fonctionne sur l'existant et ne nécessite aucune transformation particulière du site

Des solutions de type Shuttle, Transtockeur, Autostore ou Exotec requièrent en revanche des adaptations structurelles du site :

  • refaire une dalle pour supporter le poids des équipements et avoir une bonne planéité,
  • ancrer les structures dans le sol de l'entrepôt pour sécuriser les éléments
  • gérer la hauteur sous plafond disponible (le Skypod d’Exotec opère dans une structure métallique renforcée de 10 mètres de hauteur minimum)

Toutes ces adaptations sont un coût supplémentaire à prévoir en plus de celui de l'automatisation.

© Les robots de Scallog évoluent à l’aide de bandes de guidage collées au sol

La transversalité des systèmes automatiques : transport, IT et RH

Les opérations de transport en entrée et sortie de l’entrepôt sont à repenser avec une automatisation des flux logistiques. Il arrive donc parfois d’intégrer la densification des transports dans le ROI d'une automatisation d'entrepôt.

Tous les experts logistiques soulignent l’importance de l’interconnexion informatique entre le WCS – le logiciel de la solution mécanisée - avec le logiciel WMS ou ERP de l’entrepôt. 

Olivier Rochet, CEO de Scallog, lui-même ingénieur informatique de formation, explique que le logiciel de gestion de Scallog est capable de gérer les emplacements de stockage, ainsi que d’optimiser la préparation de commandes en temps réel.

Plus le WCS est intelligent, plus le besoin d’interfaçage avec un WMS se réduit. (Olivier Rochet, Scallog)

Le personnel de l’entrepôt mérite une attention toute particulière. Son niveau de connaissance avec les nouvelles technologies de stockage automatisé est à prendre en considération, afin de permettre une montée en compétence graduelle. 

Dans des régions avec une pénurie de main-d'œuvre, l'automatisation donne un avantage évident. Le même constat s’applique face aux absences du personnel en période de crise sanitaire. Pour les opérateurs eux-mêmes, les systèmes de tri et de stockage automatiques entraînent une baisse de la pénibilité du travail. Réduisant les accidents et les troubles musculo-squelettiques, ils améliorent la santé au travail

© Visionnez la table ronde « ROI de la robotisation de l’entrepôt » en intégral sur le site Scallog Replay.

Les coûts d'une solution automatisée dans le ROI de la mécanisation d'un entrepôt

La décomposition des coûts totaux se présente comme suit :

Les coûts de l’installation concernent l’aménagement du bâtiment, le hardware (ex. convoyeur, robots AMR etc), les logiciels intégrés. 

Pour les coûts de la maintenance annuelle, le client peut souvent choisir entre une maintenance complète ou une maintenance partagée entre lui et le fournisseur de la solution. 

« Chez Scallog nous accompagnons les clients vers une montée en compétence progressive en termes d’entretien technique de la solution » (Olivier Rochet, CEO)

Le taux d’utilisation est un facteur important à prendre en compte. Si l’installation tourne seulement 5 jours par semaine ou en mode 24/24, cela influence le gain en productivité de l’entreprise, et aussi les besoins en maintenance précités

La durée de vie de l’installation, qui est estimée en règle générale entre 10 et 15 ans, est un autre aspect capital. 

La polyvalence et l'adaptabilité sont également à examiner. Scallog, dont le nom réunit les mots « scalable logistics », promeut la scalabilité de sa solution : si l’activité s'accroît, le client peut facilement augmenter le nombre des étagères mobiles et des robots goods to person

© Le calcul du ROI prend en compte une multitude de paramètres

Scallog - 3 ans maximum pour le ROI en automatisation d'entrepôt 

Le cabinet de conseils en supply chain, DIAGMA recommande aux professionnels de privilégier une vision long terme de 5 à 15 ans pour leur projet d’automatisation, même si le ROI sera atteint plus tôt

La solution flexible de Scallog répond parfaitement aux besoins spécifiques tant pour les grands comptes que pour les PME dans le retail et le E-commerce.

Le Starter Kit de Scallog, composé de 4 robots goods to man, 100 étagères mobiles et 1 station de travail, se laisse déployer en seulement 3 mois

Dès que le volume d’affaires augmente, la solution robotisée peut être facilement élargie. Les clients de Scallog obtiennent leur ROI en général en 2 à 3 ans.